Là-bas, les brûlures du soleil confient des empreintes à la terre et aux esprits,
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La rive
Je suis né à l'ombre des paupières,
Sur une île mordue par les rafales du vent,
Baignée par les couplets des ondes.
Sur ses rives, j'ai semé mon rêve,
Sur ses rives, la brise à chaque instant,
Epie mon absence.
À mon double
Viens, allons au bord du lac, à travers le chemin noyé dans la brume.
Viens allons poser nos peines sur le récif isolé et offrir au temps qui passe un sourire fragile
Allons aux creux de la houle ramasser une bribe d’espoir endormi et lancer un hymne vers les cieux,
Allons sur les sentiers parfumés de feuilles mouillées écouter la mémoire de la terre et faire de nos cœurs le tabernacle des dieux
Viens, allons cueillir pour nos âmes le plaisir de l’instant éternel
Viens
Sanna'ar
Sur tes terres arides, brûlées par les siècles de soleil,
Jaillit à travers les mirages le cavalier solitaire sabre vengeur.
La dernière des vierges au regard voilé par la nuit d’Orient
Descend de tes sommets de feu, où résonne encore le cri du supplicié.
Terre d’un rouge éte
rnel au passé inondé par les sanglots de la flûte du berger,
Ton soleil se joue des nuages et du vent glacé du crépuscule.
Comme un jardin aux étoiles,
Sannaar, ton nom évoque le parfum des mille encens qui appelèrent la lointaine reine au cœur de ton silence.
Sannaar, terre des Dieux.
Tes vallées engendrent les cèdres voyageurs qui chevauchent l’éternité.
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